T4deliriousny’s Blog – Groupe7


Postmoderne et storytelling
mai 25, 2009, 1:31
Filed under: Reflexion, Virtuel

C. Salmon, dans son ouvrage intitulé « Storytelling, la machine à fabriquer des histoires à formater les esprits » nous plonge » à l’intérieur du monde virtuel du storytelling« .

Le fait disparaît, le réel s’efface dans le récit. La figure centrale du récit devient un objet mis en scène (cf. campagne Bush Jr), il ne s’exprime pas. « L’esprit du temps, qualifié de postmoderne, […] qui privilégierait , après le reflux des grands récits, les anecdotes, le miroitements des petites histoires ».

Les postmodernes face au constat de la non-objectivité radicale de l’être, liée à la découverte de l’inconscient, s’opposent au modernisme. Il réhabilite le sujet, l’humain, face à la norme, les sous-cultures face au dogme d’une culture supérieure (qui serait celle de la civilisation européenne). Il s’agit de laisser place à l’inconscient, à l’anecdote, de revendiquer la fiction, de considérer le réel comme création.

Le récit est une fiction, et l’architecture fictive est un récit.

Nous ouvrons ici la question de la création architecturale comme fiction, de la virtualisation de l’architecture comme Baudrillard la définie, de l’introduction du récit dans la publication puis dans la création du projet. Si tout projet est une fonction, faut-il aller plus loin dans la virtualisation, dans la computation ? L’architecture peut-elle basculer entièrement dans le virtuel, se libérer des réalités programmatives, politiques, structurelles? L‘architecture de secondlife est elle de l’architecture? Faut-il chercher une nouvelle réalité, véracité dans laquelle enraciner l’architecture ? Doit-on faire le deuil de l’architecture classique (cf. Eisenman),lui offrir une autre radicalité ?

Au final, nous nous sommes aperçus qu’il était impossible de s’affranchir de toute contrainte, la première d’entre elles étant notre propre imagination. Nous sommes limités par notre capacité à concevoir. Le glissement postmoderne du réel au virtuel, en architecture, permet de mettre à jour d’autres questionnements.

Ainsi, pour certains projets, notamment d’aménagement du territoire à grande échelle, comme le Grand Paris, les projets de mégastructure, de super-buildings, ces bigness, ou des projets comme celui pour le parc de la Villette questionnent une multitude d’échelles économiques, politiques, structurelles, artistiques, urbanistiques, humaines… Il est impossible d’aborder toutes ces question d’un seul front, et il faut donc savoir s’affranchir d’un certain nombre de ces questions, pour en exploiter certains. Il faut avoir la capacité à reconnaitre notre limitation conceptuelle pour pouvoir entreprendre de tels projets.  L’architecture virtuelle, fictive, est donc un outil de conception pour de tels projets, qui doivent se baser sur des récits pour être intelligibles, des récits comme celui porté par NY Délire.



C, Salmon, Storytelling, la machine à fabriquer des histoires à formater des esprits, 2007

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De la virtualité
mai 24, 2009, 10:20
Filed under: Virtuel

Suite de l’article portant sur le texte de Baudrillard. Il s’agit ici de questionner le rapport de l’architecture et de la création architecturale à l’outil informatique. De porter un regard critique et averti sur tout un pan de l’architecture contemporaine.

NON ARCHITECTURE

Dans New York Délire, Koolhaas évoque la possibilité d’une architecture sans architecte. A. Ravéreau s’intéresse à l’architecture vernaculaire mozabite en Algérie et en fait « une leçon d’architecture ». Ici, Baudrillard évoque la non-existence de l’architecture lorsqu’elle est produite sans l’idée d’architecture. On revient alors à l’exemple de l’Amérique contemporaine, avec ses villes ou l’architecture « s’y est faite oublier. […] On peut circuler là-dedans comme dans un désert sans se donner la comédie de l’art, de l’esthétique, de l’architecture« .

ANTI-ARCHITECTURE

Baudrillard cite alors lui même New York Délire : « comment Manhattan s’est édifié à partir de quelque chose qui n’avait rien d’architectural, le parc d’attraction de Cosney Island. Pour moi c’est là la perfection de l’architecture que celle qui par ses dimensions efface ses propres traces et où l’espace est la pensée même. »

COMEDIE

« Il n’y a pas de pensée forte que celle qui se donne plus la comédie du sens et de la profondeur, ou la comédie de l’histoire des idées, ou la comédie de lavérité«  déclare Baudrillard.

FICTION

La même idée sous la plume d’Eisenman : « Depuis le XVe siècle, l’architecture est sous l’influence de trois fictions. […] Chacune d’elle repose sur des fondements particuliers : la représentation doit donner forme à l’idée du sens, la raison à celle de la vérité, l’histoire à celle de l’éternité par rapport à celle du changement. »

VIRTUALITE

Baudrillard, dans son discours, met en garde contre un risque de disparition de l’architecture, de « la fin de l’aventure architecturale« . Le déplacement de l’espace de création dans le champs de la technique lui impose alors non seulement ses limites mais aussi son orientation. Il se réfère alors à une analyse de W. Flusser appliquée à l’outil de la photographie.

L’auteur se dresse contre ce virtuel qui consisterait en « l’épuisement de toutes les virtualités techniques de l’appareil » qui ouvrirait sur « une écriture automatique du monde ». L’architecture se déconnecte alors de la réalité, mais encore de la subjectivité de l’architecte, n’exprimant plus que celle de l’appareil.

Baudrillard s’attaque à « la performance et la mise en scène d’une machinerie, d’une technologie mentale appliquée ». Ce procesus qui fait du Gugenheim de Bilbao un « ready made ». Cad un objet dont la dimension artistique ne réside plus que dans sa mise en scène, sa transposition dans le domaine artistique.

« Est ce que tout ce qui a lieu aujourd’hui dans tous les domaines n’a pas lieu sur la base d’une disparition du réel, tout simplement dans le virtuel ? »

COMMUNICATION / SOCIETE DU SPECTACLE

« L’architecture est aujourd’hui vouée en grande partie à la culture, à la communication, c’est à dire à l’ésthétisation virtuelle de toute la société. »

Baudrillard dresse ici le sombre portrait de gens qui « deviennent les figurants virtuels de leur propre vie » au sein « d’espaces virtuels qu’on a appelés à juste titre des lieux de disparition ».


FONCTIONALISME ?

Le texte fait le constat du basculement d’un fonctionnalisme lié à un monde mécanique, avec des besoins organiques et une relation sociale réelle, à un fonctionnalisme du virtuel, au risque de voir l’architecture devenir elle aussi inutile.

REEL ?

« Peut-il y avoir une architecture du temps réel, une architecture des flux et des réseaux, une architecture de la visibilité absolue, du virtuel, de l’opérationnel, et de la transparence; une architecture polymorphe à destination variable. « 

ESPOIR

« Il existe encore, au de-là de toute illusion ou désillusion un futur de l’architecture auquel je crois, même si ce futur de l’architecture n’est pas  forcément architectural. « 

P. Eisenman, La Fin du Classique : La Fin du Début, la Fin de la Fin, 1984

J. Baudrillard, Vérité ou radicalité de l’architecture, 1999



Métamorphose des fantasmes en fiction : l’hypothèse de la digestion
mai 24, 2009, 12:32
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En lien avec cela

Un fantasme est tout effet de l’imaginaire qui tend à échapper à l’emprise de la réalité. (Définition)

“ En moins d’une décennie, ils ont inventé et imposé un urbanisme fondé sur la nouvelle technologie du fantasme, une conspiration permanente contre les réalités du monde extérieur. (…) l’architecture est l’utilisation de l’arsenal technologique pour pallier la perte de matérialité.(…) La métropole aboutit à une pénurie de réalité. Les multiples réalités artificielles de Coney proposent une solution de rechange.”

New York Délire de Rem Koolhaas p 62

“Nous vivons dans un gigantesque roman. Pour l’écrivain, en particulier, il est de moins en moins nécessaire d’inventer un contenu fictionnel pour son roman. La fiction est déja là. La tâche de l’écrivain est maintenant d’inventer la réalité”

S,M,L,XL de Rem Koolhaas

Si l’architecture de Coney Island, et par extension de Manhattan, est conçue comme une solution pour échapper à la réalité, celle du post-modernisme est tout autre. En effet, on observe un décalage profond entre la situation du promoteur-constructeur de New York et celle de l’architecte actuel. Les promoteurs créent une nouvelle réalité pour échapper à la nouvelle métropole de moins en moins réelle. Un fantasme vient en quelque sorte chasser un autre fantasme : les concepteurs ont encore la possibilité d’apporter leur pierre à l’édifice. Puis vient la saturation, dès les années 70, tous ces fantasmes de réalités  s’accumulent et se superposent : ils forment en fait une seule et même fiction. Si les fantasmes ont été polymorphes, ils sont aujourd’hui réunis pour former la réalité, cette autre fiction. Le New-York du début de vingtième siècle pourrait être une période de bourgeonnement des idéaux, la fin du siècle un état avancé de décomposition où tout se mêle pour former une fiction générale. Le monde s’est construit avec les fantasmes, aujourd’hui, ils sont acceptés par tous. Le post- modernisme doit construire sa réalité en jouant avec la fiction collective. La fiction donne aux architectes un matériel pour créer leur histoire même s’ils ne doivent pas oublier qu’ils jouent avec la réalité.



Generator Project – Cedric Price
mai 11, 2009, 8:55
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Différents groupes ont deja parlé de Cédric Price, notemment pour son « Fun palace » ou son « Interaction Center ». La démarche qui nous interesse ici est celle du concepteur qui substitue l’arbitraire de son choix à l’aléatoire de l’ordinateur. Si la première étape d’une fictionalisation de la conception serait la découverte de l’inconscient qui résume notre pensée à la justification rationelle de nos pulsions, cette prise de conscience de la non-maîtrise et de la subjectivité radicale (au sens ethymologique) de tout acte de création amène ensuite de nombreux architectes et artistes à repnser leur démarche. Les réponses sont diverses et variées, de la méthode paranoïacritique, à la computation en passant par l’écriture automatique.  Le projet comme fiction :      « Tout projet est une fiction ».

Générator Project est un autre projet de Price, jamais construit, datant de 1976-1979 où il adapte la cybernétique à l’architecture.

Ce projet devait être réalisé dans une forêt en Floride. Différents modules (150 cubes en bois de 4m de côté avec un assemblage métallique, air conditionné et des passerelles pour les relier) auraient été posés sur une grille, composée de rails. Les modules auraient été rendus mobiles grâce à des grues controlées par un système informatique.

Price aurait calculé 2600 cas de figures dont un cas « ennui ». Le programme contrôlant l’assemblage aurait été capable d’évoluer de lui même et de faire des propositions pour changer l’environnement. L’outil informatique deviendrait donc un élément générateur du projet.

lien donnant sur un site traitant du générator project :

http://www.activesocialplastic.com/2007/08/cedric_prices_generator.html



Où va t’on ? Bilan.
mai 11, 2009, 8:46
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Lorsque nous avons commencé, nous avons tout d’abord basé notre réflexion sur une phrase issue du cours, « un projet est toujours une fiction ». Nous avons voulu développer cette idée d’architecture fictive au travers différents textes théoriques et des exemples plus concrets de projets, réalisés ou non. Nous avons donc abordé différents types de projets fictifs, faisant écho à NewYork Délire.

Petit à petit, nous nous sommes dirigés vers l’idée d’une architecture fictive qui s’astreindrait des lois matérielles, que ce soit en créant des espaces non conventionnels, ou en devenant invisible, intangible. Dans cette optique,nous voulons aborder la question des champs électriques, de l’informatique (et donc de l’outil), des espaces technologiques, s’affranchissant de toute matérialité.

Lorsqu’un projet est conçu en dehors de toute contrainte matérielle, quelle est la valeur de l’architecture ? L’architecture dépend elle de la matière ou porte-elle en elle des notions et des concepts plus larges que le simple spectre du visible, du tangible ? L’architecture peut elle exister sans matière ?



Architecture fictionnelle : déplacement des frontières de la perception

L’architecture peut être considérée comme l’art de créer du vide. Or souvent il a été question de créer du vide en construisant ou en creusant du plein. Avec les découvertes dans les nano-technologies et dans l’astronomie, on voit les portes de la perception s’élargir de l’infiniment grand jusqu’à l’infiniment petit. Dans ce contexte, on peut imaginer que les limites physiques entre l’espace et l’organisme ont évoluées. . Les limites est souvent visuelles, puis matérielles ( exemple du mur ) mais l’on explore rarement d’autres champs comme par exemple les limites sonores, olfactives voire physiologiques dans l’architecture. Pour Decosterd & Rahm, les possibilités technologiques permettent d’établir une continuité entre l’architecture et le métabolisme humain, c’est à dire de repousser les limites sensorielles visibles dans le champ de l’invisible. Dans Hormonale City, projet artistique de Berdaguer & Péjus en collaboration avec Décosterd & Rahm, la diffusion d’hormones dans l’air détermine des quartiers.

L’architecture n’est plus visible mais perceptible par les sens. L’habitant devient plus attentif à ses sens car ce sont eux qui sont les nouveaux récepteurs de l’architecture. “L’architecture devient endocriennienne, à respirer, à s’éblouir”. On repousse les limites à l’intérieur du corps. L’architecture devient alors la création de climat, lumière ou hormone favorisant le sommeil, la sexualité, le travail… Un changement d’échelle mais aussi la suppresion de la liberté de choix. En effet ce modèle d’architecture physiologique considère l’homme comme un animal répond à ses besoins hormonaux. Alors que l’architecture crée des espaces pour y accomplir des besoins ou des envies, ici ce sont les envies (données par les hormones émises) qui délimitent les espaces.

Lien vers l’animation sonore : Présentation de Hormonale City

Description de Hormonale City, traduction de l’animation sonore :

(Q.A) Quartier A, Sport et agrément physique : Le quartier se présente comme un espace dans lequel le taux d’oxygène de l’air est réduit provoquant une hyperventilation, une diminution du CO2 dans le sang ayant un effet tonifiant sur le corps. Au bout de quelques jours, il y a une augmentation de la présence de globules rouges dans le sang, par la production d’EPO améliorant l’oxygénation des muscles et les capacités physiques générales du corps.

(Q.B) Quartier B, Amour et activité sexuelle : Le quartier se présente comme un espace dans lequel des phéromones sexuelles sont diffusées.Ces hormones volatiles sont captées par l’organe voméronasal lequel transmet des stimulations sexuelles à l’organisme.

(Q.C) Quartier C, Travail : Le quartier se présente comme une surface sur laquelle des substances stimulantes sont dispersées et que l’on absorbe.Caféine,amphétamine sont absorbées agissant sur le système nerveux central et sur la sécrétion d’adrénaline provoquant une réaction d’alerte.

(Q.D) Quartier D, Repos : L’espace se présente comme un lieu déterminé par un rayonnement lumineux provoquant par l’intermédiaire de la rétine une sécrétion par la glande pinéale de la mélatonine laquelle donne à l’organisme des informations liées à la fatigue et au sommeil.

(Q.E) Quartier E, Réconfort : Le quartier propose un épandage d’antidépresseurs, d’anxiolytiques agissant sur les neurotransmetteurs.

(Q.F) Quartier F, Sociabilité et divertissement: Le quartier est un lieu de bonne humeur et de rencontre. L’air contient du protoxyde d’Azote lequel agit sur le cerveau au niveau des synapses provoquant euphorie et hilarité.

(Q.G) Quartier G, Neurasthénie : Le quartier se présente comme un épandage de lactate de soude et de certains cortisones agissant dans le cerveau et provoquant de terribles angoisses.

(Q.H) Quartier H, Sommeil : L’air est modifié par émission de produits volatiles du groupement halogénée du type isoflurane, enflurane, induisant une perte de connaissance.

(Q.I) Quartier I, Soulagement : L’air contient une faible quantité de protoxyde d’Azote de qualité analgésique, supprimant les douleurs.

(Q.J) Quartier J, Production : L’espace est immergé dans un rayonnement électromagnétique à 509 nm d’une luminescence de 10000 lux bloquant la sécrétion de mélatonine et les informations liées à la fatigue.

(Q.K) Quartier K, Vacances : L’espace est déterminé par un rayonnement électromagnétique d’UV-A provoquant une meilleure irrigation de la peau et le bronzage, régulant le système neurovégétatif permettant à l’organisme d’améliorer sa capacité de récupération et de maintenir sa vitalité.

(Q.L) Quartier L, Réchauffement :Le quartier est plongé dans un rayonnement d’infrarouge réchauffant le corps.

L’ensemble de la ville est désservie par un système de transport souterrain.

Les grilles de ventilation sont aménagées avec un éclairage photothérapeutique communiquant également de la chaleur. Ces endroits, multiples dans la ville, constituent des plates-formes régénérantes. Répartis dans la ville, on trouve également des morceaux de sucre à absorber contre le froid.

Les quartiers ne sont pas limités autrement que par la perte d’efficience dans la distance des rayonnements électromagnétiques et de la qualification chimique de l’air. La forme de la ville est toujours fluctuante, de même que les formes et les dimensions des quartiers, lesquelles se dilatent selon les variations de pression, entre des formes elliptiques bien caractérisées en dépression et d’autres plus élastiques en hautes pressions. Des zones de perturbations incontrôlées se créent entre les quartiers engendrant des climats physiologiquement indéterminés”



Architecture fictionnelle : invention d’un nouveau site

Ou plutôt architecture de l’ubiquité. Puisqu’aujourd’hui on peut être partout en même temps, l’architecture peut elle aussi devenir une passerelle vers  un ailleurs. L’architecture devient alors une faille dans l’espace-temps. Un pli qui nous amène sous une autre latitude : une autre heure et un climat autre. La maison se transforme en cabine de téléportation instantanée. Par le climat, la lumière, l’humidité ou encore l’ensoleillement artificiel, on peut recréer les conditions de vie d’un pays différent. On peut alors se trouver en Inde dans son appartement tout en regardant Israël à la télé et en jetant de temps à autre un œil sur le paysage parisien par la fenêtre. À force d’être partout en même temps on n’est nulle part en particulier. Continuellement connecté, le réseau devient global et le monde uniforme. Il est alors impossible de dire si l’on est à New York, Jakarta, Paris, Dakar ou Bombay car la ville est mondiale. L’homme devient autonome par rapport à la nature. Il crée un monde artificiel uniforme dans lequel il évolue selon sa propre cadence en dehors des rythmes biologiques naturels.

L’homme a inventé le monde de l’ubiquité. Être partout en même temps. L’architecture, par distorsions de l’espace temps, fait elle aussi partie d’une fiction globale.

Paul Virilio – L’outreville

 

Maison d’hiver Tahiti  ou Guadalajara- Vendée, France. Decosterd & Rahm associés

Intérieur de la maison d'hiver

Intérieur de la maison d'hiver

Le système de climatisation vu de haut

Le système de climatisation vu de haut

Ici les architectes se proposent de reconstituer en temps réel le climat et la lumière d’une autre partie du globe. On peut voir sur les photos l’heure et la température de l’endroit dans lequel est implanté la maison : la Vendée mais aussi l’heure et la température de Tahiti, île avec laquelle est synchroniser le climat intérieur de la maison.

« Si la climatisation moderne de l’espace est abstraite et invisible, nous proposons ici de la comprendre comme la reproduction artificielled’un climat géographiquement localisé, chimiquement déterminé. Ainsi l’intérieur de la maison vendéenne en hiver devient, au choix, un climat méridional ou tropical.  » 

Distorsions, Decosterd & Rahm architecture 2000-2005, Editions HYX, 2005