T4deliriousny’s Blog – Groupe7


Les outils de la virtualité et leur statut

— en construction —

Le XXe siècle est dans ce sens le contexte temporelle favorisant la CONCRETISATION et la VIRTUALISATION à grande échelle.

L’informatique permet une REALITE VIRTUELLE autrement inaccessible.

Elle est à la fois finie et en développement continue.

L’ordinateur doit il être un OUTIL ou un CONCEPTEUR doué d’une intelligence, capable lui aussi de calculer des possibles et de participer à un processus de projectualisation ? (cf « Paperless Studio », Columbia University sous la direction de Bernard Tschumi; Greg Lyne (cf vidéo ci-dessous); Bernard Cache; NOX (Lars Spuybroek)).

Architecture réelle pour monde virtuel

Certains architectes développent à présent des espaces de réalités parallèles à des fin ludiques ou pratiques. D’autres abandonnent l’idée du contexte, et produisent des espaces virtuels « purs » c’est à dire que ni le contexte, ni la moindre idée de matière, de statique ne peut les affecter (cf. Marcos Novak, Environnements digitaux d’Asymptote, Crescendo Design (architecture dans second life) )

Une méthode Paranoïaque-Critique: l’ architecture M.I.D.I. (projet personnel, en cours de développement)

« La méthode paranoïaque-critique est d’après son créateur, Salvador Dali, « une méthode spontanée de connaissance irrationnelle, basée sur l’objectivation critique et systématique des associations et interprétations délirantes ».
Ce langage pseudo-scientifique dont les bases ont été fournies dans L’Âne pourri en 1928 décrit un système qui lui permettrait de contrôler et d’utiliser sa paranoïa, avec son lot d’hallucinations et d’obsessions, dans un but créatif. » (Wikipedia)
Et selon la réinterprétation de Koolhas:  » La méthode paranoïaque critique consiste à inventer des preuves répondant à des hypothèses indémontrables (et même parfois contre-factuelles) et les greffer sur le monde de la réalité pour permettre à un fait << faux >> de prendre sa place parmi les faits << réels >>. Des faits << faux >> qui jouent dès lors le rôle d’espions révélateurs : plus ils sont conventionnels, plus ils contribuent à une forme de destruction et de mise en doute des certitudes d’une société donnée. » Extrait de l’article « MVRDV: formalisme réaliste et ésthetisation généralisée », Jean-Louis Violeau, Parachute Contemporary Art Magazine, 01/2005

En tant que futurs architectes, il peut sembler normal (serais-ce même notre devoir?) de développer des méthodes PC personnelles afin de promouvoir notre travail.

Dans la continuité des recherches sur l’architecture virtuelle et la fiction qui en découle,  j’ai décidé de créer mes propres outils  paranoïaques. A travers des surfaces de contrôles et des instruments de musique électroniques, je veux créer des espaces. Mon hypothèse de base (éronnée?) est donc: il est possible de construire un bâtiment en tapant sur des cellules piezzo-éléctriques, ce que tout le monde peut faire, même un castor, un pigeon, ou une branche d’arbre contre une vitre. Un castor architecte? Pas plus délirant que de dire que l’on construit tous les jours des maisons en cliquant sur une souris, non?

La musique et l’architecture sont des productions souvent mises en parallèles, dont le travail le plus proche de notre problématique est probablement celui de la musique sérielle de Xenakis . Jusqu’ici le parallèle s’est arrêté à la deuxième dimension: les ONDES. En effet, les travaux graphiques résultant de sons sont toujours élaborés en fonction des ondes sonores, origine physique la plus « pure » encore un fois, de la musique. Les instruments éléctroniques font appel à une nouvelle  antériorité du son: selui du SIGNAL. Et c’est le signal, et non la forme de l’onde, qui m’interesse dans cette méthode: transformer les multiples signaux chiffrés envoyés lors d’une seule et même action, et leur donner 3 dimensions, créant ainsi des volumes, donc des espaces, des architectures virtuelles, semi aléatoires et dont le PROCESSUS de création rentre en RUPTURE avec l’architecture du réel. Les outils traditionnels empiriques sont dérivés, afin d’aboutir à la création d’espaces virtuels qui ne peuvent persister que par la poursuite de leur génération.

Il n’y a plus de structures, il n’y a plus de contexte, pas même de client, peut être une éventuelle idéologie du non-sens à défendre. Seulement la volonté,  et la frustration des réalités qui nous entourent. Je ne sais pas si c’est de l’architecture, après tout les seuls matériaux volatiles de ces espaces sont mon imagination et quelques impulsions d’énergie qu’une boîte en plastique veut bien interprèter comme étant un LANGAGE.

C’est ce langage qui permet la réalisation de la fiction: que ce soit une baguette de pain géante pour Dali, une feuille noircie par quelques traits de fusains pour Manhattan, quelques lignes de code ou quelques centaines de milliers de clics souris pour les architectes d’aujourd’hui. Créer de nouveaux langages, c’est pouvoir dire de nouvelles choses, de l’evanescence de la fiction jusqu’à la réalisation et la fin du projet.

Schéma explicatif de l’architecture MIDI

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