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Lilypad, une « éco-cité » marine futuriste
avril 27, 2009, 12:22
Filed under: Technologie, Utopie | Mots-clés: , ,

Corbett, Hood et les architectes du manhattanisme ont une descendance,du moins dans la manière  de vendre leur projets. La fiction du discours, avec ses prétentions scientifiques, ses omissions mensongères et son illustration utopique renvoie au storytelling.  Ce glissement du rapport au réel, du fait à l’histoire, du vrai au crédible, ne structure pas uniquement la publicité mais s’immisce dans tous les domaines. Les architectes post-modernes ne sont plus les scientifiques de l’habiter, les savants mathématiciens d’une équation aux facteurs connus, classés, pondérés, mesurés… à la recherche de LA solution architecturale et urbanistique de la modernité. Ils réhabillitent la subjectivité et l’humain dans une architecture qui se présente comme le récit d’une pensée, d’une démarche, d’une rencontre entre une sensibilité, un site, un temps, des personnages… Aujourd’hui, le discours n’est plus l’instance de la communication du projet mais le cadre de sa conception.

Récemment, on pouvait trouver sur internet,via un site de télécommunication célèbre, la réclame suivante. (rien n’a été modifié)

« Des villes flottantes, insubmersibles, durables et au design époustouflant : les Lilypad pourraient accueillir jusqu’à 50 000 habitants chacune. Ces véritables « éco-cités » ou « villes amphibies » représentent une solution inédite pour abriter les futurs réfugiés climatiques. Tour d’horizon de ce projet écologique fou et avant-gardiste. Devant un futur si pessimiste, il est important de prévenir très vite les conditions de vie difficiles et le flux des premiers réfugiés climatiques.

L’architecte franco-belge Vincent Callebaut propose une solution : créer des « villes amphibies », qui flottent sur l’eau, pour abriter ces populations. Ce projet prévoit des villes insubmersibles, mi-aquatiques, mi-terrestres, qui reposeraient sur un lagon artificiel. Les rues et les constructions seraient camouflées par une végétation luxuriante. En chaque centre, une zone lagunaire permettrait de lester la structure. Chaque ville peut voyager autour du monde. En effet, soit elle reste à proximité des côtes, soit elle se laisse porter par le gulf stream pour naviguer sur les courants. Inventive et créative, cette ville flottante serait donc une solution inédite aux conséquences des changements climatiques. Ce projet audacieux ne devrait pas voir le jour avant 2100. Les cités de Lilypad sont conçues de manière à pouvoir s’auto-suffire. Elles répondent à des critères de respect du climat, de la biodiversité, de l’eau et de la santé. Avec trois marinas et de nombreuses habitations, chaque Lilypad peut accueillir jusqu’à 50 000 personnes. Les trois montagnes sont respectivement dédiées au travail, aux commerces et aux loisirs.

A l’origine de ce projet : Vincent Callebaut. L’architecte diplômé de l’Institut supérieur d’Architecture de Bruxelles cherche à faire la synthèse entre les sciences physiques, les nouvelles technologies, l’art et le design. Il milite en faveur d’une architecture citoyenne et à l’impact écologique fort. Côté design, Vincent Callebaut s’est largement inspiré des grands nénuphars de la Reine Victoria d’Amazonie, de la famille des nymphéas, agrandis 250 fois.

Les températures augmentent, les glaciers fondent. Selon les pronostics du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), le niveau des océans montera de 20 à 90 cm durant le 21e siècle. Des pays tels que le Vietnam, le Bangladesh et les îles du Pacifique verront des pans entiers de leurs côtes submergés par les flots.

L’objectif : créer une symbiose entre l’urbain, l’humain et les cycles de la nature. Ainsi, chaque cité flottante possèderait un revêtement en fibres de polyester, recouvert d’une substance capable de réagir avec les rayons ultraviolets pour absorber la pollution atmosphérique. Alliant les énergies de la biomasse et marémotrices, chaque Lilypad est aussi doté de nombreux panneaux solaires et d’éoliennes pour assurer l’autonomie énergétique de l’île. Nature et urbanisme sont en symbiose sur chacune des villes amphibies. La faune et la flore peuvent se développer autour d’un lagon central d’eau douce alimenté par les eaux de pluies. »

N’est-ce pas idyllique? Notons la tonalité pseudo-scientifique du texte. L’introduction d’une analyse scientifique connue et reconnue, ici placée au même niveau de narrativité que l’affirmation de la réalisation de ce projet dans quelques années.

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